Que se passe-t-il lorsque l’on rencontre une femme qui dégage une telle énergie qu’elle se décrit elle-même comme une « boule de feu » ? C’est le sentiment que l’on a en écoutant Demet Evgar. Lors d’une récente `Demet Evgar interview`, nous avons eu le privilège de plonger dans l’univers de cette actrice turque, véritable icône de la scène et de l’écran, et de découvrir bien plus qu’un simple talent. Mais qui est vraiment cette force de la nature, qui jongle avec une `carrière d’actrice turque` prolifique et une `vie personnelle Demet Evgar` riche de sens et d’authenticité ?
L’importance d’un environnement familial aimant et encourageant
Demet Evgar puise sa vitalité dans un terreau familial débordant d’amour. Elle a grandi au sein d’une famille nombreuse et très aimante, convaincue qu’un enfant est naturellement heureux et exubérant, à moins que la mélancolie parentale ne vienne assombrir son horizon.
Elle nous confie que ses parents n’ont jamais freiné son élan, une chance précieuse qui a façonné son esprit vif. Malgré les doutes initiaux de son père quant à son talent pour le conservatoire (il se demandait si elle était « vraiment aussi bonne pour l’université » que pour sa famille, raconte-t-elle avec humour), le soutien n’a jamais failli.
Le foyer Evgar était un lieu de création constante. Sa mère confectionnait tous ses costumes, et la maison était un véritable atelier vivant, des appareils photo de son grand-père au microscope. Il n’est donc pas étonnant que Demet soit elle-même toujours en train de créer, des marionnettes aux designs. Elle insiste sur le fait que grandir avec un enfant, c’est grandir ensemble, en s’ouvrant et en s’impliquant dans son monde, une leçon que sa famille a magnifiquement incarnée.
Plus que le talent brut : Passion, curiosité et travail acharné
Si l’on associe souvent la réussite au talent inné, Demet Evgar offre une perspective rafraîchissante. Pour elle, la passion, une curiosité insatiable et un travail acharné sont bien plus essentiels, en particulier dans le métier d’acteur. « Sans cela, le talent ne vous mènera pas très loin, » affirme-t-elle.
Avec une honnêteté désarmante, elle avoue que sans le théâtre, elle n’aurait « pas servi à grand-chose », peut-être coiffeuse ou designer. Cela révèle une `philosophie Demet Evgar` qui valorise l’investissement total et l’envie de créer, quel que soit le domaine. Ses débuts sur scène à 17 ans à Manisa, dans un rôle masculin qu’elle a ardemment souhaité, en sont la preuve éclatante. Elle se souvient avoir été une « boule de feu » à l’époque, une énergie brute et communicative qui, même si elle pensait être la meilleure, témoignait surtout de son immense engagement.
Philosophie parentale : L’art de poser des limites et de reconnaître les émotions
Devenir mère a marqué un tournant majeur pour Demet Evgar, surtout avec sa fille Mavi. Elle explique que sa « fontaine de compassion » s’est tarie pour ne couler que là où elle est vraiment nécessaire. Cela l’a amenée à réévaluer certaines relations, une transformation que beaucoup d’entre nous peuvent comprendre.
Sa `philosophie Demet Evgar` concernant l’éducation de Mavi est particulièrement fascinante. Elle est centrée sur la clarté des limites, car un enfant, comme tout un chacun, a besoin de repères. Mieux encore, elle enseigne à Mavi que les émotions ne nous appartiennent pas, qu’elles sont de passage. « Mavi, les émotions ne nous appartiennent pas. Elles sont là pour que nous les vivions, » lui dit-elle, qu’il s’agisse de tristesse, de joie ou d’étonnement. « Elles viennent et elles repartent. » Une approche qui encourage la conscience de soi et aide l’enfant à naviguer dans son monde intérieur avec plus de sérénité.
Elle partage une anecdote émouvante : après s’être énervée et avoir pleuré au téléphone, Mavi est venue la consoler en lui disant : « Maman, les émotions ne nous appartiennent pas, ça va passer. » Un miroir précieux qui montre l’efficacité de sa méthode.
Accepter l’erreur comme moteur de croissance
S’il y a une chose qui irrite profondément Demet Evgar, c’est de voir les erreurs ignorées ou dissimulées. Elle trouve cela épuisant et contre-productif. Pour elle, l’erreur n’est pas un échec, mais une condition essentielle au développement. Elle cite John Locke : « S’il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas de mouvement. S’il n’y a pas de mouvement, il y a la mort. »
C’est pourquoi elle a même créé un « atelier de fabrication d’erreurs ». Elle encourage tout le monde, et en particulier les jeunes, à voir et à accepter leurs erreurs, plutôt que de chercher des excuses. C’est en reconnaissant les problèmes qu’on peut trouver des solutions et faire de *nouvelles erreurs originales* qui mènent à l’innovation. Un PDG, disait-elle, pourrait même penser que si aucune erreur n’est faite, c’est que l’on ne travaille pas assez bien ! C’est une question de responsabilité, un poids qui, bien que parfois lourd, nous fait grandir et développer nos « muscles » de vie.
Les défis humains de l’industrie du divertissement
Derrière les paillettes de la `carrière d’actrice turque`, Demet Evgar pointe du doigt les conditions de travail éprouvantes de son industrie. Les journées de 12 heures, six jours par semaine, à incarner une autre âme, représentent un fardeau psychologique immense. « Le cerveau n’est pas programmé pour oublier, » dit-elle, expliquant le stress de vivre dans l’esprit d’un personnage si longtemps.
Elle rêve de conditions plus humaines, comparant son quotidien à celui de professionnels à l’étranger qui trouvent le temps pour leurs familles, leurs amis et leurs hobbies. En Turquie, c’est souvent « travailler ou ne pas gagner d’argent », un dilemme épuisant. Elle se souvient avec une pointe d’humour de la manifestation « Yerli Dizi Yersiz Uzun » (Les séries turques sont inutilement longues), qui a vu les épisodes passer de 90 à 120 minutes juste après, comme si le message avait été mal interprété !
Son engagement va au-delà de son propre métier. Sensible à l’égalité des sexes, elle estime qu’il est crucial d’encourager les hommes à parler et à faire la paix avec eux-mêmes, à reconnaître leurs erreurs et à se questionner sur l’impact de leurs actions. C’est une `philosophie Demet Evgar` de vie, ancrée dans la conviction que l’authenticité et la confrontation avec la réalité sont les seules voies vers une cohabitation apaisée, tant sur un plateau que dans la société.