Pourquoi les prix sont-ils si élevés dans les aéroports ? L’enquête qui révèle tout

surlavie.fr

février 2, 2026

Pourquoi les prix sont-ils si élevés dans les aéroports ? L'enquête qui révèle tout

Avez-vous déjà remarqué que cette barre chocolatée coûte deux fois plus cher à l’aéroport qu’à l’extérieur ? Ce n’est pas une illusion. Un burger peut afficher une surfacturation aéroport de près de 46% par rapport à son prix en ville. Les prix aéroport sont une source de frustration pour beaucoup, et on se demande souvent pourquoi. Plongeons dans les raisons de cette réalité, où le simple fait de passer le portique de sécurité semble faire grimper les tarifs.

Des prix bien au-delà de la « rue » : le mirage du « prix de rue plus »

Pendant longtemps, certains aéroports ont tenté d’appliquer une politique de « prix de rue », où ce que vous achetiez dans le terminal devait coûter le même prix qu’à l’extérieur. C’était l’idée derrière l’aéroport de Pittsburgh dans les années 90, un pionnier du concept de « centre commercial aéroportuaire ».

Mais aujourd’hui, la plupart des aéroports américains – et le phénomène est similaire ailleurs – utilisent une stratégie appelée « prix de rue plus ». En clair, c’est le prix normal, plus 10 à 15% supplémentaires.

Le problème, c’est que même cette règle est souvent ignorée. Imaginez devoir payer 69% de plus pour vos M&M’s préférés, ou un yaourt avec une surfacturation aéroport de 84% ! Bien que les aéroports effectuent des audits quelques fois par an, l’application est laxiste, et les passagers se retrouvent souvent à payer bien plus que ce plafond autorisé. C’est un véritable casse-tête pour le voyageur soucieux du coût services aéroport.

Le règne des géants : quand le manque de concurrence fait exploser les prix

On se sent souvent comme un public captif une fois passé la sécurité, et c’est exactement ça. Mais le vrai problème, ce n’est pas seulement d’être « coincé ». C’est un manque criant de concurrence.

Regardez un *food court* : vous voyez peut-être six restaurants différents, mais en réalité, ces six enseignes peuvent être gérées par une seule et même multinationale. Aux États-Unis, six grandes entreprises de concessions gèrent la quasi-totalité de la restauration et des commerces aéroportuaires. Des noms comme Avolta (qui possède HMS Host et Hudson News) ou OTG ont une emprise colossale, avec plus de 13 000 sites dans le monde !

Ces fusions et acquisitions consolident encore plus le secteur, créant un véritable monopole concessions aéroport au sein d’un même terminal. Quand il n’y a pas de vraie concurrence, pourquoi se priver d’augmenter les prix ? C’est une stratégie commerciale qui vise clairement à maximiser les dépenses des passagers.

De la gare au centre commercial : l’évolution surprenante de nos aéroports

Au début du 20e siècle, les aéroports ressemblaient plus à des gares, souvent encombrées et peu engageantes. Le « glamour » venait une fois à bord. Pour grandir, ils ont cherché à gagner de l’argent : parkings, toilettes payantes, tout était bon. Dans les années 60, certains terminaux devenaient de véritables merveilles architecturales avec des restaurants haut de gamme, invitant les gens à venir même sans voler.

Mais le grand tournant arrive en 1978 avec la déréglementation du secteur aérien. Les billets deviennent moins chers, le nombre de passagers double en une décennie. Moins de services à bord (fini les repas gourmets, place aux cacahuètes !), et surtout, plus de vols avec correspondances, ce qui signifie plus de temps d’attente dans les terminaux.

Les aéroports ont vu là une opportunité en or. Ils se sont transformés en centres commerciaux géants, le pionnier étant Pittsburgh au début des années 90. Les revenus non-aéronautiques (parking, boutiques, restaurants) représentent aujourd’hui près de la moitié des revenus des aéroports ! Et après le 11 septembre, les mesures de sécurité ont encore augmenté ce « temps d’attente », et les études le confirment : plus on attend, plus on dépense, souvent par ennui. Il est devenu presque impossible d’atteindre sa porte d’embarquement sans passer devant des tentations de toutes sortes.

Des charges réelles, mais pas la seule explication

Il est vrai que gérer un commerce dans un aéroport a un coût services aéroport plus élevé. Tout doit passer par la sécurité, ce qui augmente les coûts de construction et de main-d’œuvre (jusqu’à 30-40% de plus). Les employés sont parfois soumis à des salaires minimums spécifiques aux aéroports, et les horaires d’ouverture s’étendent souvent de 4h du matin à minuit.

De plus, les entreprises paient un loyer à l’aéroport qui est souvent un pourcentage de leurs ventes, généralement entre 10 et 16%.

Ces facteurs contribuent certes à l’inflation des prix. Mais soyons clairs : ces coûts ne sont pas la seule raison des prix exorbitants. L’argument principal souvent mis en avant par les exploitants de concessions reste le manque de concurrence.

La grogne monte, mais des solutions existent ! L’exemple de Portland

La patience des voyageurs atteint ses limites. Une enquête de JD Powers en 2024 a révélé que les passagers dépensent moins dans les terminaux et que les prix de la nourriture et des boissons sont systématiquement la source de la plus grande insatisfaction. On ressent tous cette frustration, après un voyage d’affaires, de payer 16 dollars pour une bière.

Face à cette grogne, des voix s’élèvent. Des membres du Congrès ont même demandé une enquête sur les prix aéroport pratiqués.

Pourtant, des solutions existent. L’aéroport de Portland, dans l’Oregon (PDX), est un contre-exemple frappant. Il pratique depuis des décennies le « clean street pricing » : les prix sont exactement les mêmes qu’en ville, sans frais supplémentaires. Et devinez quoi ? C’est un succès ! Les dépenses par passager y sont 20% plus élevées que la moyenne nationale, prouvant que des prix justes n’entravent pas la rentabilité, mais encouragent la consommation.

Malheureusement, de nombreux aéroports peinent à revenir en arrière, comme celui de Los Angeles (LAX) qui a même supprimé son plafond de prix en 2025. Les grands concessionnaires restent très concentrés sur l’optimisation de la rentabilité de leurs espaces commerciaux.

Alors, la prochaine fois, pourquoi ne pas prévoir votre en-cas préféré avant d’arriver à l’aéroport ? Cela pourrait vous faire économiser plus que vous ne l’imaginez !

Questions Fréquemment Posées

Q: Pourquoi les prix varient-ils autant d’un aéroport à l’autre ?

R: La variation s’explique par les politiques de prix adoptées. Certains aéroports, comme Portland, maintiennent des prix identiques à ceux de la ville (« clean street pricing »), tandis que d’autres appliquent une surcharge de 10 à 15% (« street pricing plus »), ou même suppriment tout plafond de prix, comme c’est le cas dans certains aéroports aujourd’hui. L’application plus ou moins stricte de ces règles joue aussi un rôle crucial.

Q: Est-ce que tous les produits et services sont concernés par la surfacturation ?

R: Oui, la surfacturation aéroport concerne une large gamme de produits et services, de la nourriture aux boissons en passant par les articles de presse et les souvenirs. Les exemples montrés incluent des barres chocolatées, des burgers, des M&M’s et des yaourts avec des majorations significatives, parfois bien au-delà des politiques affichées par les aéroports.

Q: Que peuvent faire les passagers pour éviter de payer trop cher ?

R: La meilleure stratégie est de planifier à l’avance. Apporter vos propres snacks et boissons (une bouteille vide que vous remplirez après la sécurité) peut vous faire économiser beaucoup. Soyez conscient des prix pratiqués et, si vous le souhaitez, exprimez votre frustration auprès des autorités aéroportuaires ou des associations de consommateurs. La pression des passagers est essentielle pour que les choses changent.

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